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Loi Beckham 2026 : le guide complet pour les expatriés en Espagne

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Si vous vous installez en Espagne pour travailler et que votre salaire est élevé, on vous a sans doute déjà parlé de la « loi Beckham ». Il ne s’agit pas d’une loi à part, mais d’un régime fiscal spécial prévu à l’article 93 de la loi espagnole sur l’IRPF (l’impôt sur le revenu des personnes physiques en Espagne), qui permet à certains travailleurs détachés d’être imposés de façon bien plus avantageuse qu’un résident fiscal classique. Ce surnom vient du footballeur David Beckham, l’un des premiers cas médiatisés à en avoir bénéficié à son arrivée au Real Madrid. En 2026, ce régime est toujours en vigueur, avec les élargissements introduits il y a quelques années par la « loi des Startups », qui a ouvert le dispositif à des profils comme les nomades numériques.

Quel est l’avantage fiscal concret

Ce régime permet à toute personne qui s’installe en Espagne d’être imposée sur ses revenus du travail à un taux fixe de 24 % jusqu’à 600 000 euros par an, au lieu du barème progressif de l’IRPF classique, qui peut atteindre voire dépasser 45-47 % dans les tranches hautes selon la région. Au-delà de ces 600 000 euros, la tranche supplémentaire est imposée à un taux plus élevé. Autre avantage de taille : pendant toute la durée du régime, seuls les revenus de source espagnole et le travail effectué sur le territoire espagnol sont imposés en Espagne ; la majeure partie des revenus de source étrangère (dividendes, intérêts ou plus-values générés hors d’Espagne) échappe à l’IRPF espagnol, alors qu’un résident ordinaire y serait soumis sur l’ensemble de ses revenus mondiaux. De même, pour l’impôt sur la fortune, seuls les biens situés en Espagne sont pris en compte, et non le patrimoine mondial. Ces avantages s’appliquent pendant l’année du transfert de résidence et les cinq suivantes, soit six exercices fiscaux au total.

Les conditions réelles pour en bénéficier

Il ne suffit pas d’être étranger ni de gagner beaucoup d’argent. La condition centrale est de ne pas avoir été résident fiscal en Espagne au cours des cinq années civiles précédant l’installation (le délai était auparavant de dix ans ; il a été réduit avec la réforme de 2023). Par ailleurs, l’installation en Espagne doit répondre à un motif professionnel reconnu par la loi : un contrat de travail avec une entreprise espagnole ou étrangère, un détachement décidé par l’employeur, le statut d’administrateur d’une société (avec des nuances s’il s’agit d’une société patrimoniale), ou l’exercice d’une activité entrepreneuriale ou d’une activité professionnelle hautement qualifiée au service d’une entreprise émergente (« startup » certifiée). Sont également concernées les personnes qui télétravaillent pour un employeur étranger, le profil type du « nomade numérique », sous réserve de remplir les conditions spécifiques à cette modalité, y compris l’autorisation de séjour correspondante. La demande se fait auprès de l’Agencia Tributaria (le fisc espagnol) au moyen du formulaire 149, dans un délai limité : en général, six mois à compter du début de l’activité en Espagne ou de l’affiliation à la Sécurité sociale espagnole. Mieux vaut donc étudier cette option avant de s’installer, et non plusieurs mois après.

Qui est exclu du régime

Ce régime n’est pas conçu pour n’importe quel étranger s’installant en Espagne. Sont notamment exclus les sportifs professionnels, qui relèvent d’un régime fiscal spécifique. N’entrent pas non plus dans le dispositif, hors exceptions liées aux startups et à l’activité entrepreneuriale déjà mentionnées, les personnes venant exercer une activité à leur compte en tant que travailleurs indépendants (inscrits au RETA, le régime spécial des travailleurs indépendants de la Sécurité sociale espagnole) sans lien avec une entreprise. Et bien sûr, sont exclues les personnes ayant déjà été résidentes fiscales en Espagne au cours des cinq dernières années, même si elles détiennent un passeport étranger. Avant de tirer une conclusion hâtive, mieux vaut examiner chaque situation en détail, car de petits détails du contrat, du type de société ou de l’historique de résidence peuvent changer le résultat.

Chez Zythos Business, nous accompagnons au quotidien des indépendants et petites entreprises ayant des associés, clients ou investisseurs étrangers, et nous savons que la fiscalité espagnole peut sembler opaque vue de l’extérieur. Si vous envisagez de vous installer en Espagne, de recruter des talents internationaux, ou simplement de comprendre quel régime vous convient, nous pouvons étudier votre situation concrète et vous aider à décider sur la base de faits, pas de suppositions.

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